La France inscrit une tourbière alpestre et un ensemble de cours d’eau de basse altitude sur la Liste des zones humides d’importance internationale.
Le site Tourbière des Saisies – Beaufortain – Val d’Arly (Site n° 2591 sur la Liste des zones humides d’importance internationale) comprend deux sections du plus grand complexe de tourbières acides des Alpes françaises, à une altitude comprise entre 1500 et 1700 mètres.
Riche en habitats de zones humides rares et représentatives, dont des tourbières hautes actives, des tourbières boisées, des lacs et étangs humiques naturels, des marais alcalins et des tourbières tremblantes et de transition, le site abrite 24 espèces différentes de sphaignes et 210 espèces de papillons. On y trouve des loups (Canis lupus), une espèce classée vulnérable au niveau national, des lynx d’Eurasie (Lynx lynx), une espèce en danger au niveau national, et diverses espèces d’oiseaux menacées au niveau national, dont le milan royal (Milvus milvus).
La zone humide est importante pour les loisirs et la recherche scientifique mais aussi en tant que site naturel d’inspiration. Source d’eau potable pour les humains et le bétail, elle contribue au stockage et à la séquestration du carbone et à la régulation du climat au niveau local.
Le site de la Loire des Confluences (Site n°2592) est constitué des confluents de la Loire, du Thouet, de la Vienne, de l’Indre et du Cher.
Caractérisé par la présence de milieux humides variés, dont des lits de rivières, des plages de sable, des prairies de plaines d’inondation et des vasières, il participe à la survie et au développement de nombreuses espèces menacées, dont l’étoile d’eau (Damasonium alisma) et la vipère aspic (Vipera aspis), toutes deux classées vulnérables à l’échelle internationale. La grande alose (Alosa alosa), une espèce en danger critique, emprunte le site en période de migration.
La zone humide abrite régulièrement quelque 49 000 oiseaux aquatiques, dont la cigogne noire (Ciconia nigra), et environ 10 % des balbuzards pêcheurs (Pandion haliaetus) en France métropolitaine. Il abrite également une proportion importante de la population mondiale du Bréphode du tremble (Archiearis notha), qui vient s’y reproduire.
Le site fournit de nombreux services écosystémiques, notamment en ce qui concerne le cycle des nutriments et le matériel génétique nécessaire à la fabrication de médicaments.
Source: la Convention sur les zones humides


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